Joël EymardNé en 1944, j'ai commencé à apprendre la trompette en 1964 avec Dino Tomba à la Schola Cantorum de Paris, alors que j'étais élève à l'ENS rue d'Ulm. Devenu professeur associé de mathématiques à la faculté d'Orsay, puis ingénieur en chef aux aéroports de Paris, je n'ai jamais cessé de pratiquer la trompette. Maintenant en retraite, je peux m'y consacrer presque à plein temps.

Mes trompettes :
Après toutes les explications données dans les pages précédentes, il n'est pas nécessaire d'en ajouter pour vous présenter mes choix personnels d'instruments :
• en si bémol, j'utilise depuis peu une Zeff 901S, très ouverte, juste, qui permet des attaques s ûres et qui offre une large palette de timbres et de dynamique. Elle est facile à jouer et peu fatigante, et je l'utilise donc pour l'harmonie, car le son passe sans effort même devant les trombones ;-) Toutefois, le son de ma Bach reste inégalé : j'ai une Bach B180ML avec pavillon #37, modèle verni (photo ci-contre, achetée en 1995 chez Phil Parker à Londres), mais avec une coulisse d'accord 1B de chez Dave Miller. J'ai aussi remplacé les guides de piston en nylon par des guides en laiton Bach d'origine, selon les conseils de Kenneth Fung. Ainsi modifiée, cette Bach qui était bonne à l'origine est devenue excellente, mais elle est quand même plus dure à jouer que la Zeff. Auparavant, j'ai utilisé successivement une Yamaha 634 et une Schilke B7 (deux instruments justes et d'émission facile, mais dont le son ne "passe" pas aussi bien) ;
• en ut, pour l'orchestre symphonique, j'ai choisi une trompette à palettes pour le son et la sûreté d'émission. J'ai une Scherzer modèle 8210 (photo en bas, achetée en 1999 chez Feeling), avec un anneau de Heckel sur le pavillon, selon la tradition allemande ; il apporte plus de richesse harmonique que le pavillon nu. Cette trompette, vernie, légère et à basse impédance, a un son d'une richesse de timbre remarquable. Auparavant, j'utilisais une Bach ML avec pavillon 239 (achetée en 1980 chez Manny's à New York) ; récemment, j'ai fait installer sur cette Bach une branche d'embouchure Blackburn 19-350 pour plus de justesse et une meilleure réponse, et j'utilise de nouveau cette trompette à l'orchestre pour les œuvres qui demandent un son plus brillant que celui de la trompette allemande. Enfin, j'ai débuté avec une trompette argentée fabriquée artisanalement en 1964 à Paris par Roger Mazereau (qui a pris sa retraite dans les années 80), excellente malgré une perce très étroite ; cette trompette doit sa justesse exceptionnelle à sa perce progressive (la coulisse d'accord a une perce conique) ;
bugle Mazereau• en mi bémol, utilisée de temps en temps en orchestre symphonique ou en ensemble de cuivres, une Courtois "Roger Delmotte" de 1969 achetée d'occasion à un prix imbattable, qui a un son magnifique mais qui est très fausse (heureusement, elle a des coulisses mobiles aux 1er et 3ème pistons); bizarrement, elle est moins fausse avec la coulisse de ré  !
• en la et si bémol aigu, une Scherzer 8111 (achetée d'occasion chez Feeling en 1994), choisie encore une fois pour sa richesse de timbre, même si elle est moins facile qu'une Schilke dans l'extrême aigu ; auparavant, j'avais une Selmer de 1968, pas très juste et assez dure d'émission.
• un cornet Zeff que j'utilise surtout en orchestre symphonique.
J'ai aussi un vieux bugle Couesnon datant des années 70, un bugle à branche allemande fabriqué par Mazereau à la même époque (photo ci-contre prise au grand angle !), un cor alto "J. Gras" en mib et ré acheté dans une brocante, un euphonium à quatre palettes Amati-Cerveny (acheté chez Feeling en 1984) et un euphonium Zeff prototype à quatre pistons en ligne non commercialisé.

Mes embouchures :
Comme tout le monde, j'ai acheté d'innombrables embouchures à la recherche vaine de celle qui me permettrait de jouer comme Maurice André sans avoir à travailler…
Après avoir utilisé pendant des années la Bach 1½C (modèle normal ou Megatone) pour les trompettes en ut et en si bémol, et la Schilke 14B en big-band, je joue la Yamaha 15E4 avec un booster Denis Wick pour la trompette à palettes en ut, la Hitone 1-1/2C pour la trompette en si bémol et une Bach 7BW avec grain #24 pour la trompette en mi bémol. Pour la trompette piccolo, j'utilise une Wedge 7CC avec queue Warburton n°6 après avoir essayé et abandonné (entre autres) une Asymmetric Opera. Pour le cornet, j'utilise une Denis Wick 4W.

Pour vous donner un aperçu du son de ma Scherzer en ut avec l'embouchure Yamaha 15E4 (photo ci-contre), voici trois extraits de concerts de l'orchestre d'Orsay, de "Shéhérazade" enregistrés en décembre 2002, d'une valse enregistrée en janvier 2003 et de l'Apprenti sorcier enregistré en janvier 2005:


Joël Eymard, 72 rue de Lozère 91400 Orsay (France)









Des orchestres où je joue régulièrement depuis longtemps :
Orchestre Symphonique du Campus d'Orsay avec une video de janvier 2012
J'ai été président de l'orchestre jusqu'à mon élection comme maire-adjoint d'Orsay en 2008
Harmonie de l'AFREUBO
Je suis entré dans cette harmonie au tout début, en octobre 1967. En voici un enregistrement fait en 2008.

D'autres centres d'intérêt :
Mairie d'Orsay
Société Française d'Acoustique
Ecole Française de Paramoteur
Fédération Française d'Othello
Hommage à Joseph Graff
L'age d'or du jazz (1925-1935) avec quelques musiciens méconnus :
Alphonso Trent
Doc Cooke